LETTRE INTERMÉDIAIRE: LE DÉFI DE L’EAU AU PARADIS BLEU !

  Le coût de l’eau au PB ( voir bas de page)

 

Le trou d’une profondeur de 8 m pour le 3° puits du PB qui servira à alimenter le    futur château d’eau.

À Madagascar, il n’existe pas de système de canalisations, ni de distribution d’eau qui soient organisés – à l’exception des quartiers riches dans les villes principales ( Antananarivo, Majunga, Tamatave…) du pays.

Partout ailleurs sur le territoire l’unique source d’approvisionnement en eau vient donc des puits.

Au Paradis Bleu, nous avons creusé deux puits, le premier en 2009 , le second en 2011. Ces puits sont devenus très vite insuffisants pour subvenir aux besoins alimentaires, à l’hygiène des gens résidant au PB mais aussi au voisinage qui ,massivement est venu s’approvisionner sur place.

De plus , l’arrosage pour l’agriculture, devenue très importante, nous a contraints à avoir une réflexion sur la nécessité de trouver une solution pour avoir de l’eau en suffisance et de façon permanente. C’est pourquoi en Juin 2018  il est décidé de creuser un troisième puits avec un château d’eau, situé au dessus de lui.  La chute de l’eau crée assez de pression pour l’ acheminer via un circuit de tuyaux souples vers les jardins du PB.  Souvenez-vous , dans la lettre 5 , nous avions mentionné ces transports éreintants avec les arrosoirs qui  monopolisent les 3/4 du temps des 4 jardiniers. Ce temps n’est plus disponible  pour l’exploitation de tous les terrains qu’il reste encore à travailler.

En octobre 2018,  les jardiniers commencent à creuser le puits n°3; mais vers 6 m de profondeur ils tombent sur un enrochement naturel impossible à contourner malgré leurs efforts. Il y a environ 1 m d’eau au fond. Ce n’est pas suffisant pour le projet. Merry décide donc de creuser un deuxième, le puits n°4, à quelques mètres du précédent et là , l’eau arrive , en abondance!  En Janvier 2019 il y avait l’équivalent de 3 m d’eau au fond.

Busage des puits

Acheminement d’une buse
Les 8 buses qui s’emboiteront dans le puits n°3

Le busage des puits est une autre étape qui demande beaucoup de moyens financiers, et beaucoup de bras pour acheminer et installer ces buses une fois les puits creusés.

Tous les puits sont busés avec ces cylindres de béton armés- voir photos- qui s’emboitent les uns dans les autres une fois que  le puits a été creusé.

Les buses empêchent l’écroulement de la terre dans le puits et protègent des infiltrations bactériennes toxiques qui proviennent des parcs à zébus et des toilettes. Un puits busé est un élément de prévention sanitaire très important contre les épidémies.

La dernière buse est mise en place

Ces buses viennent d’Ambanja situé à 6 heures de transport par camion, relayé par la charrette à zébus au niveau du PB. Pour les puits n° 3 et 4, deux buses se sont cassées pendant leur transbordement, c’est une perte coûteuse… Enfin à l’aide de cordes, les buses sont glissées une à une au fond du puits, emboitées puis jointoyées pour garantir leur étanchéité.

Le château d’eau qui sera construit , grâce à vos dons ,entre ces 2 derniers puits est déjà baptisé « JAMZAM »!,

Coût

– Le creusement d’un puits non busé de 8 mètres de profondeur coûte 102€

– la fabrication d’une buse en béton armé coûte 50€ et son transport: 12€

– Il a fallu 15 buses pour ces 2 nouveaux puits: Coût total: 743€

Merci de continuer à nous soutenir    J Drouhin